LA CITATION, citations sur l'art et la culture
Les hommes et les femmes ne se réunissent au théâtre que pour entendre parler de l'amour, et pour prendre part aux douleurs et aux joies qu'il cause. Tous les autres intérêts de l'humanité restent à la porte.
La lecture est un exercice profitable, sous condition qu'elle ne se substitue pas à la réflexion.
La littérature est une drogue dure.
Ce qui m'oblige d'écrire, j'imagine, est la crainte de devenir fou.
Les écrivains : nous sommes des manufactures à pensées, des usines à opinions.
Un écrivain n'a vraiment besoin que d'une chambre tranquille, de papier et de soi-même...
Aucune femme d'écrivain ne comprendra jamais que son mari travaille quand il regarde par la fenêtre.
Ecrire un roman, c'est raconter une histoire. Ce sont les gens que vous faites vivre qui donnent le ton du roman, la couleur des mots qui sortent de la plume.
Il faut se hâter d'écrire avant de connaître les questions, après on n'ose plus.
La littérature est un grand mot, souvent utilisé avec emphase ; alors que c'est avant tout un rendez-vous qui nourrit chacun de nous.
Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d'autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.
On est écrivain quand on a quelque chose à dire et qu'on est le seul à pouvoir dire.
La poésie est le pivot de celui qui se cherche dans ses contradictions, dans le déséquilibre de ses forces, la voix d'un appel insensé, présence en dépit des fantasmes.
Il faut écouter... Parler, écouter, écrire, tout ça est évidemment la même chose. Les tableaux s'écoutent aussi. Ils sont faits pour être vus mais plus encore pour être écoutés.
L'écriture, c'est le mensonge. Un support déviant de la pensée.
Les livres sont ceci, ils propagent le silence.
Un grand artiste écrit presque fatalement une oeuvre gaie quand il est triste, une oeuvre triste quand il est gai.
Le cinéma, c'est un stylo, du papier et des heures à observer le monde et les gens.
La littérature sert aussi à sortir du malheur, à le sublimer.
L'écrivain aime la vérité qui fait mal, comme les cons la vérité flatteuse.
Les poètes nous aident à aimer.
L'oeuvre d'art, quand elle est vraiment belle, est quelque chose de complet, d'achevé.
Ecrire, c'est flotter dans le vide.
Qui veut se connaître, qu'il ouvre un livre.
Au théâtre, l'abstention se traduit par le sommeil et c'est la plus sonore des opinions.
L'artiste s'adresse à la sensibilité, non à l'intelligence.
La littérature est parfaitement inutile : sa seule utilité est qu'elle aide à vivre.
Il y a des livres plus utiles par l'idée qu'on s'en fait que par la connaissance qu'on en prend.
L'art du théâtre ne prend toute sa signification que lorsqu'il parvient à assembler et à unir.
La peinture peut être poésie. La couleur n'est-elle pas là pour jeter d'un coup toute sa profondeur dans le discours du tableau ?
Les poètes célibataires sont une peste publique ; ils troublent, sans le savoir et le vouloir, tous les coeurs féminins sans emploi.
Dans un mauvais roman policier, le coupable n'est jamais loin, c'est l'auteur.
Seul un écrivain médiocre est toujours à son meilleur niveau.
Lire un livre prêté lie.
Le critique de livres ne lit plus que sa critique, que lui rédige son secrétaire.
Le cinéma n'a jamais fait partie de l'industrie du spectacle, mais de l'industrie des cosmétiques, de l'industrie des masques, succursale elle-même de l'industrie du mensonge.
L'écrivain est un "menteur", un artisan de l'adaptation ou de l'exagération.
Un livre, dans notre main, s'il énonce quelque idée auguste, supplée à tous les théâtres, non par l'oubli qu'il en cause mais les rappelant impérieusement au contraire.
Être artiste n'est pas une douleur, c'est un privilège.
La musique creuse le ciel.
La musique a été donnée à l'homme pour qu'il soit heureux, pour accentuer les moments importants de sa vie.
La poésie n'est qu'un certain étonnement, et les moyens de cet étonnement.
Le cinéma, c'est l'opéra du vingtième siècle. On a tous les arts : les écrivains, les acteurs, les décorateurs, les chefs opérateurs, les musiciens, pour faire une oeuvre totale.
Chaque début d'écriture est un retour à la case départ. Et la case départ, c'est un endroit où l'on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte.
Rien en art ne doit ressembler à un accident, même le mouvement.
Le poète a reçu de la nature la qualité qui distingue l'homme de génie : l'imagination.
Lire, c'est vivre en pleine lumière.
Un livre n'est excusable qu'autant qu'il apprend quelque chose.
L'acteur n'existe que dans le regard des autres.
Lire et être curieux, c'est la même chose.