LA CITATION, citations sur l'art et la culture
Chaque écrivain raconte toujours une même obsession.
Il y a des livres dont il faut seulement goûter, d'autres qu'il faut dévorer, d'autres enfin, mais en petit nombre, qu'il faut, pour ainsi dire, mâcher et digérer.
On appelle les comédiens des cabots, parce qu'ils se sauvent quand on les siffle.
Pour qu'un livre se vende bien, il faut qu'il y ait une belle fille sur la couverture, et il se vendra d'autant mieux qu'il y aura moins de couverture sur la belle fille !
Le bibliophile est à peu près à la littérature ce que le philatéliste est à la géographie.
La moralité des arts consiste dans l'usage parfait d'un moyen imparfait.
On écrit avec son intelligence et son inconscient.
Une oeuvre d'art, c'est le moyen d'une âme.
Un roman doit être contemporain de son monde.
Un best-seller est généralement un méchant livre dont la vente permet à l'éditeur de publier d'autres livres tout aussi mauvais mais qui ne se vendent pas.
Avec l'opéra, comme dans tout art de scène, pour être très demandé et bien payé vous devez bien sûr être bon, mais vous devez aussi être célèbre. Ce sont deux choses différentes.
Écrire, c'est se cacher derrière les mots tout en se mettant à nu.
Le théâtre c'est la poésie qui sort du livre pour descendre dans la rue.
Le dessin exprime des sentiments bien plus forts que des mots.
On ne dit jamais "je serai peintre" devant un beau site, mais devant un beau tableau.
Une chanson est forcément populaire.
Un Picasso étudie un objet comme un chirurgien dissèque un cadavre.
L'auteur est condamné au succès ou à un deuxième métier.
Un comédien gagne sa vie en jouant avec les apparences, les identités, les caractères.
Les plats se lisent et les livres se mangent.
Après avoir joué au théâtre, la vie quotidienne paraît plutôt banale.
La gloire, c'est d'être un excentrique de la littérature.
C'est le travail des poètes d'avoir assez d'idées pour fournir une citation à toutes circonstances.
Peindre, c'est faire apparaître une image qui n'est pas celle de l'apparence naturelle des choses, mais qui a la force de la réalité.
Pour celui qui a décidé d'en faire sa vie, l'art déséquilibre.
En littérature comme en amour, nous sommes toujours étonnés de ce que choisissent les autres.
Un bon livre peut enrichir de l'expérience de plusieurs siècles.
Etre éditeur, c'est avant tout savoir dire non.
Il y a dans lire une attente qui ne cherche pas à aboutir. Lire c'est errer.
Lire une pièce, c'est la mettre en scène dans sa tête.
Plus l'homme cultive les arts, moins il bande.
Toute oeuvre d'art reste un mystère, y compris pour son auteur.
La seule écriture valable, c'est celle qu'on invente... C'est ça qui rend les choses réelles.
Il semble que le goût des livres croisse avec l'intelligence.
La chanson est une caresse sur la joue.
Écrire, n'est-ce pas se préoccuper sans préoccupations ? Se projeter sans projets ?
Le cinéma, c'est comme un père, ça fait rêver. Le théâtre, c'est comme une mère, on y revient toujours...
La littérature anticipe toujours la vie. Elle ne la copie point, mais la moule à ses fins.
La peinture est pour moi le moyen d'oublier la vie.
Une photographie, c'est un arrêt du coeur d'une fraction de seconde.
Range le livre, la description, la tradition, l'autorité, et prend la route pour découvrir toi-même.
Ecrire, c'est le bonheur de tourner le dos à la société.
Les bons romans portent sur le combat entre le bien et le mal, et la traversée des apparences vers la réalité.
La pitié est au coeur ce que la poésie est à l'imagination.
Une signature manuscrite révèle souvent le caractère de son auteur. Et parfois même son nom.
Une image vaut mille mots.
On écrit parce que personne n'écoute.
L'opéra en anglais, c'est juste aussi émouvant que le base-ball en italien.
La beauté de la musique - comme celle de la lumière - est celle de la rapidité, de la mobilité, de l'insaisissable.
Lire, c'est regarder la mort sans la voir, sans y croire, les yeux béants, les yeux béats.